121210 - ARNO @ TRANSBORDEUR - LYON





Le bonhomme a dépassé la cinquantaine en 99, et, pourtant, Arno sur scène c'est une dynamite, une fusion entre Jacques Brel et James Brown. Il faut remonter loin pour suivre sa carrière, si loin que l'on remonte dans la discographie, on retrouve cette essence qui trempe ses rythmes dans le rock et le rythm'n'blues. En 1980 à bord du mythique groupe « TC Matic », avec déjà a bord le musicien Jean Marie Aerts, Arno pond quelques titres qui depuis ne le quittent plus comme « Putain, Putain ». Fin de carrière pour TC Matic, c'est en 1986. Viennent, ensuite, ce que l'on pourrait appeler les années d'abondance, une carrière solo qui n'arrête pas de rebondir : musicalement Arno puise dans toutes les musiques qu'il affectionne, chante en français, en anglais avec sa voix à la Tom Waits. Il reprend quelques titres de ses confrères belges, Jacques Brel et Adamo. Véritable exercice de style, il a un savoir-faire pour remodeler les reprises qui font oublier les originaux. Toujours plein de fougue et d'entrain, on le voit chanter sous un autre nom avec « Charles et les Lulus ». Ses chansons ont la rugosité du blues, mêlant une lucidité qui n'exclut pas l'humour. Arno a su séduire un large public malgré ses disparités, car sa musique forme un ensemble brut. Arno est toujours sur la brèche, jamais endormi, sortant des chansons faites de lucidité, infernal garnement prêt à sauter dans le chaudron des musiques. Toujours en grande forme sur scène, il sait remporter tous les suffrages des spectateurs. Grand bonhomme, Arno n'a pas fini de nous étonner entre l'accordéon de « Bathroom Singer » et le punch électrique de « Beautiful Day In L.A ». 


























Photos : Yann Geslin

 

 

photos du concert d'Arno au Transbordeur, Lyon le 10 décembre 2012 - photos / Yann Geslin

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